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Un cadeau pour moi ? un cadeau pour luiPrésentation de l'opération 2008/2009, des témoignages, des infos ...
invite les enfants à transformer un cadeau pour "MOI", enfant du diocèse de Cambrai, en cadeau pour "LUI", enfant de Madagascar, du Bénin, du Togo, du Burkina-Faso ou du Honduras.
à un cadeau (ou une partie) au profit de la scolarisation d'enfants des pays concernés. Pour les adultes, il s'agit d'accompagner dans son projet l'enfant qui les sollicite et de donner tout ou partie de la somme qui était destinée à son cadeau. Il s'agit aussi de choisir de renoncer eux-mêmes à un cadeau et d'en offrir le prix pour la scolarisation d'enfants de là-bas.
Toutes les infos sur l'opération, sur cathocambrai.com : Lancement de l'opération 2008/2009 Cliquer ici Sur cette page vous trouverez les tracts. Celui à destination des enfants leur présente l'opération, celui à destination des adultes les invite à soutenir les enfants dans leur démarche et les invite à choisir eux aussi de renoncer à un cadeau pour en offrir le prix. Vous trouverez également la vidéo où notre évêque s'adresse aux enfants pour leur expliquer son rêve ... et où des enfants témoignent.
L'équipe animatrice autour de l'abbé Jean-Marc Bocquet : Voir la liste des membres
Pour connaître les partenaires qui assurent le lien avec les bénéficiaires dans différents pays : Cliquer ici
Pour tout renseignement complémentaire : s'adresser à des correspondants par doyenné, service ou mouvement : Voir la liste
Des échos des projets soutenus grâce aux fonds récoltés au Bénin, au Togo, au Burkina Faso, au Honduras etc ...
Un témoignage En juin 2007, Sœur Monique qui travaille au Bénin, à Natitingou, a envoyé ce témoignage pour les enfants du diocèse :
A toi, mon petit frère ou ma petite sœur du Cambrésis, qui prend part à l'opération "un cadeau pour moi, un cadeau pour lui".
Je t'écris depuis le Bénin, cherche ce petit pays sur la carte de l'Afrique de l'Ouest. Il est petit. Ce que je sais et que j'ai vu depuis 32 ans que j'y suis c'est qu'il y a beaucoup d'enfants comme toi. Pour situer le Bénin sur la carte de l'Afrique et même la ville de Natitingou
Certains ont la chance d'aller à l'école, beaucoup d'autres ne l'ont pas. Imagine un instant ce que tu serais si tu ne savais ni lire, ni écrire, ni compter …Que pourrais-tu faire dans la vie ? Et on t'appellerait "analphabète" ! Eh bien, c'est le cas de beaucoup de tes frères et sœurs du Bénin et de bien d'autres pays.
Tu as offert un de tes cadeaux de Noël ou tu te prépares à le faire cette année pour qu'un enfant de là-bas aille à l'école. Moi qui suis là-bas avec eux je veux te dire que ce n'est pas un geste en l'air que tu as fait. Tu as vraiment donné la joie et la vie à des enfants sans avenir, condamnés à être toujours pauvres et exploités. Avec joie, ils te disent merci. Des petites filles à l'école à Natitingou Yvette 13 ans Elle vit chez son oncle qui n'a pas de quoi payer l'école : "Un jour, je suis entrée chez les sœurs qui habitent dans le quartier, je me suis assise sur le banc dans le jardin et je me suis endormie car j'avais très faim et je n'osais pas le dire. Après, je ne sais plus ce qu'il s'est passé, j'ai commencé l'école, les sœurs m'ont dit que j'ai des camarades en France qui m'aident pour que j'aille à l'école. Je veux vous dire merci. Maintenant je ne suis plus triste comme avant."
Guy 12 ans : "Je suis orphelin de père et ma mère élève huit garçons. Elle cultive le champ et, quand elle trouve une place, elle est cuisinière. Je n'allais pas à l'école car j'ai de mauvais yeux. Des sœurs m'ont emmené chez un ophtalmo. Il m'a fait des verres comme des loupes et je vois un peu mieux. C'est par les sœurs que j'ai appris que des enfants de Cambrai ont donné pour que des enfants du Bénin aillent à l'école. C'est ce qui m'a permis de commencer cette année, bien que j'aie beaucoup de retard. Je suis tellement content de ce que vous avez fait pour moi et je vous remercie beaucoup."
Albert a dix ans. Il était en troisième année de catéchèse, l'année de son baptême. Une sœur qui fait la catéchèse dans son village, ne le voyant plus pendant plusieurs semaines, est allée chez lui et l'a trouvé dan sa case, très malade. Les gens disaient qu'il ne pouvait plus guérir. La sœur l'a ramené à la maison, l'a fait soigner mais ça n'allait toujours pas. Le prêtre est venu le baptiser à la maison. Puis, tout doucement avec les soins et la prière, il reprend vie. A Pâques, il a fait sa première communion avec les autres. Et grâce à vous, il a commencé l'école cette année et il est très content.
J'aurais encore beaucoup d'autres cas à te raconter… Alors tu vois, n'hésite pas à répondre à l'appel du Père Garnier pour faire partie de cette opération de partage ! On dit qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir, essaye et tu verras que c'est vrai ! Tu donneras de la joie à tes camarades du Bénin et, crois-moi, tu ne le regretteras jamais ! Et moi, je t'embrasse très fort de leur part. Soeur Monique Pour s'informer plus largement Pourquoi faut-il payer pour aller à l'école ? Il faut savoir que des efforts sont entrepris au niveau international pour offrir la gratuité de l'enseignement à tous les enfants du monde mais qu'il faudra encore plusieurs années avant que le dispositif soit généralisé et performant.
A Dakar, le 28 avril 2000, les délégués de 181 pays au Forum mondial sur l'éducation se sont engagés à poursuivre différents objectifs dont :
"Faire en sorte que d'ici 2015 tous les enfants, notamment les filles et les enfants en difficulté et appartenant aux minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à son terme"; Quelques pays ont déjà décidé cette gratuité. L'effet bénéfique immédiat a été de constater un afflux important d'enfants à l'école. Passer à la gratuité n'est pas simple. L'augmentation du nombre d'enfants scolarisés fait apparaitre, entre autres difficultés, l'insuffisance des infrastructures et un manque de formateurs. Voir article sur le site de l'Unicef : " Les pays d'Afrique partagent leur expérience sur l'abolition des frais de scolarité"
De plus, dans ces pays, de nombreux enfants ne profitent pas de la gratuité car ils travaillent et apportent un complément de ressources à la famille qu'il n'est pas facile d'abandonner quand on est pauvre. Voir article sur site de l'Agence Inter Presse Service : "Laisser la charrue, et scolariser l'enfant"
Tous ces problèmes restent à résoudre mais ne remettent pas en cause le projet d'étendre la gratuité.
En attendant, dans de nombreux pays, la scolarité reste payante et chère pour un grand nombre d'enfants. Il faut payer les cours, acquitter également des frais comme les contributions aux associations de parents d’élèves et de la communauté, les livres scolaires, les fournitures, les uniformes obligatoires …
C'est pour ces enfants que l'opération " Un cadeau pour moi ? ... un cadeau pour lui ! " espère mobiliser les enfants de notre diocèse. Une catéchiste Dernière mise à jour le 27 octobre 2008
Article écrit par Site Catéchèse
Publié Lundi 27 octobre 2008 12h45
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