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Un cadeau pour moi? un cadeau pour lui !Avec un témoignage du Bénin
invite les enfants à transformer un cadeau pour "MOI", enfant du diocèse de Cambrai, en cadeau pour "LUI", enfant de Madagascar, du Bénin ou du Togo.
à un cadeau (ou une partie) au profit de la scolarisation d'enfants en Afrique. Pour les adultes concernés par la démarche d'un enfant, il s'agit de consacrer au don tout ou partie de la somme réservée à un cadeau et d'accompagner l'enfant dans son projet. Sur cette page : - Le témoignage de Soeur Monique du Bénin - Où trouver des infos supplémentaires sur cette opération ? - Pourquoi faut-il payer l'école ?
En juin 2007, Sœur Monique qui travaille au Bénin, à Natitingou, a envoyé ce témoignage pour les enfants du diocèse :
A toi, mon petit frère ou ma petite sœur du Cambrésis, qui prend part à l'opération "un cadeau pour moi, un cadeau pour lui".
Je t'écris depuis le Bénin, cherche ce petit pays sur la carte de l'Afrique de l'Ouest. Il est petit. Ce que je sais et que j'ai vu depuis 32 ans que j'y suis c'est qu'il y a beaucoup d'enfants comme toi. Pour situer le Bénin sur la carte de l'Afrique et même la ville de Natitingou
Certains ont la chance d'aller à l'école, beaucoup d'autres ne l'ont pas. Imagine un instant ce que tu serais si tu ne savais ni lire, ni écrire, ni compter …Que pourrais-tu faire dans la vie ? Et on t'appellerait "analphabète" ! Eh bien, c'est le cas de beaucoup de tes frères et sœurs du Bénin et de bien d'autres pays.
Tu as offert un de tes cadeaux de Noël ou tu te prépares à le faire cette année pour qu'un enfant de là-bas aille à l'école. Moi qui suis là-bas avec eux je veux te dire que ce n'est pas un geste en l'air que tu as fait. Tu as vraiment donné la joie et la vie à des enfants sans avenir, condamnés à être toujours pauvres et exploités. Avec joie, ils te disent merci. Des petites filles à l'école à Natitingou Yvette 13 ans Elle vit chez son oncle qui n'a pas de quoi payer l'école : "Un jour, je suis entrée chez les sœurs qui habitent dans le quartier, je me suis assise sur le banc dans le jardin et je me suis endormie car j'avais très faim et je n'osais pas le dire. Après, je ne sais plus ce qu'il s'est passé, j'ai commencé l'école, les sœurs m'ont dit que j'ai des camarades en France qui m'aident pour que j'aille à l'école. Je veux vous dire merci. Maintenant je ne suis plus triste comme avant."
Guy 12 ans : "Je suis orphelin de père et ma mère élève huit garçons. Elle cultive le champ et, quand elle trouve une place, elle est cuisinière. Je n'allais pas à l'école car j'ai de mauvais yeux. Des sœurs m'ont emmené chez un ophtalmo. Il m'a fait des verres comme des loupes et je vois un peu mieux. C'est par les sœurs que j'ai appris que des enfants de Cambrai ont donné pour que des enfants du Bénin aillent à l'école. C'est ce qui m'a permis de commencer cette année, bien que j'aie beaucoup de retard. Je suis tellement content de ce que vous avez fait pour moi et je vous remercie beaucoup."
Albert a dix ans. Il était en troisième année de catéchèse, l'année de son baptême. Une sœur qui fait la catéchèse dans son village, ne le voyant plus pendant plusieurs semaines, est allée chez lui et l'a trouvé dan sa case, très malade. Les gens disaient qu'il ne pouvait plus guérir. La sœur l'a ramené à la maison, l'a fait soigner mais ça n'allait toujours pas. Le prêtre est venu le baptiser à la maison. Puis, tout doucement avec les soins et la prière, il reprend vie. A Pâques, il a fait sa première communion avec les autres. Et grâce à vous, il a commencé l'école cette année et il est très content.
J'aurais encore beaucoup d'autres cas à te raconter… Alors tu vois, n'hésite pas à répondre à l'appel du Père Garnier pour faire partie de cette opération de partage ! On dit qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir, essaye et tu verras que c'est vrai ! Tu donneras de la joie à tes camarades du Bénin et, crois-moi, tu ne le regretteras jamais ! Et moi, je t'embrasse très fort de leur part. Soeur Monique Cette opération en est à sa troisième édition. Cette année, deux tracts ont été édités : l'un à destination des enfants, l'autre à destination des parents et des autres adultes concernés par la démarche de l'enfant. _______________________________________________________________________
Tract enfants
R e c t o
V e r s o INFOS sur l'opération Pour tout renseignement on peut d'adresser à des personnes relais par doyenné ou par service : Voir la liste
Une vidéo : notre évêque s'adresse aux enfants pour leur expliquer son rêve ... cliquer ici (disponible aussi sur DVD, s'adresser aux personnes relais)
Pour connaître les correspondants chargés d'utiliser les dons dans différents pays : Cliquer ici et la lettre qui leur était adressée l'an dernier : cliquer ici
Pourquoi faut-il payer l'école ? Il faut savoir que des efforts sont entrepris au niveau international pour offrir la gratuité de l'enseignement à tous les enfants du monde mais qu'il faudra encore plusieurs années avant que le dispositif soit généralisé et performant.
A Dakar, le 28 avril 2000, les délégués de 181 pays au Forum mondial sur l'éducation se sont engagés à poursuivre différents objectifs dont :
"Faire en sorte que d'ici 2015 tous les enfants, notamment les filles et les enfants en difficulté et appartenant aux minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à son terme"; Quelques pays ont déjà décidé cette gratuité. L'effet bénéfique immédiat a été de constater un afflux important d'enfants à l'école. Passer à la gratuité n'est pas simple. L'augmentation du nombre d'enfants scolarisés fait apparaitre, entre autres difficultés, l'insuffisance des infrastructures et un manque de formateurs. Voir article sur le site de l'Unicef : " Les pays d'Afrique partagent leur expérience sur l'abolition des frais de scolarité"
De plus, dans ces pays, de nombreux enfants ne profitent pas de la gratuité car ils travaillent et apportent un complément de ressources à la famille qu'il n'est pas facile d'abandonner quand on est pauvre. Voir article sur site de l'Agence Inter Presse Service : "Laisser la charrue, et scolariser l'enfant"
Tous ces problèmes restent à résoudre mais ne remettent pas en cause le projet d'étendre la gratuité.
En attendant, dans de nombreux pays, la scolarité reste payante et chère pour un grand nombre d'enfants. Il faut payer les cours, acquitter également des frais comme les contributions aux associations de parents d’élèves et de la communauté, les livres scolaires, les fournitures, les uniformes obligatoires …
C'est pour ces enfants que l'opération " Un cadeau pour moi ? ... un cadeau pour lui ! " espère mobiliser les enfants de notre diocèse. Une catéchiste
Article écrit par Site Catéchèse.
Publié Samedi 01 décembre 2007
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